Un trépied, sinon rien

Si le premier accessoire que l’on pense acquérir est une sacoche pour transporter son matériel, le second est probablement un trépied, dans l’intention de se lancer dans la photo de nuit ou dans l’art délicat du panoramique.

Le choix d’un trépied est, en fait, très délicat, car il fait intervenir des compromis.

Pour être stable, le trépied doit être lourd, un bon modèle pèsera facilement 2 kg et c’est incontournable, car il doit forcément être sensiblement plus lourd que le matériel que vous allez placer dessus. Sinon, il sera sensible aux vibrations. Plus grave, trop chargé, votre appareil va se trouver en équilibre instable : gare aux chutes !

Hélas, un trépied lourd sera pénible à transporter. Du coup, le risque de voir celui-ci finir dans un placard n’est pas négligeable. Risque diablement accru pour les amateurs de voyages lointains, compte-tenu des restrictions de sécurité limitant les bagages acceptés à bord des avions.

Alors, plutôt rien ? Pourquoi pas ?

Les performances toujours meilleures des capteurs numériques permettent d’utiliser des sensibilités élevées sans impact significatif sur la qualité de l’image. La photo de nuit à main-levée est envisageable à 6400 ISO ou plus. De même, à cette sensibilité, il reste possible d’utiliser une vitesse de 1/500s pour piéger au 400mm un chevreuil dans un sous-bois .

Comme souvent, la solution est entre les deux…

Utilisez la stabilisation : votre boîtier ou bien votre objectif possède peut-être ce perfectionnement qui vous permet de bénéficier d’un gain de x4, ainsi — en théorie, du moins — le 1/60s suffira, là où le 1/500s était requis. Un bémol néanmoins… et il est de taille ! C’est votre capacité à bouger qui est corrigée, pas celle du sujet. En d’autres termes, vous pourrez saisir, au 1/15s, un sujet immobile, mais pas un sujet en mouvement !

Tout aussi efficace, trouvez un appui : mur, pilier, véhicule en stationnement tout est bon. Mais, il vous manque un ultime accessoire : le sac mou. En effet, le support improvisé ne propose pas toujours une surface d’accueil appropriée. Munissez-vous donc d’un sac en toile, rempli de riz. Si vous avez pris soin de ne pas faire cuire celui-ci, vous aurez un coussin à la forme adaptable qui vous permettra de mettre votre appareil dans la position idéale, dans laquelle il restera tout naturellement.