La photo gratuite ?

La photo numérique, ça ne coûte pas cher… est-ce bien sûr ?

Tout repose sur ce que l’on appelle le coût marginal  : lorsqu’on vient de prendre une série de photos, on peut les regarder sur son ordinateur sans avoir dépensé un centime… de plus.

Dans ce type de calcul, on oublie un petit détail : vous avez déjà fait un investissement de base, à savoir l’appareil photo et l’ordinateur ! Bien entendu, la notion d’amortissement ne saurait intervenir dans votre budget familial : vous n’êtes pas une entreprise ! Pourtant, tout un chacun saura bien qualifier de non rentable un appareil ou un accessoire que l’on n’a jamais utilisé.

Pour la photographie argentique, dans sa pratique courante, les coûts étaient clairement identifiables  : en plus de l’achat de l’appareil, il fallait payer le laboratoire pour voir ses images.

Mais, ce n’est pas le cas avec la photo numérique. Et, comme qui est dépensé est dépensé, l’illusion de la quasi gratuité persiste. Pourtant, cela n’est pas si simple…

Tout d’abord, les coûts additionnels sont cachés  : vous utilisez votre ordinateur qui n’a pas été acheté que pour ça. Pourtant, si vous devez acheter un disque supplémentaire, c’est peut-être à cause de l’espace consommé par ces milliers de photos que vous avez stockées.

En d’autres termes, ce qui caractérise le numérique est qu’il mobilise des ressources qui ne sont pas dédiées à cette seule fin.

Certains feront comme objection qu’ils prennent des photos avec leur téléphone pour les poster ensuite sur internet. Investissement initial : zéro. Pas de stockage sur un ordinateur.

Oui, mais… vous photographiez avec votre téléphone, donc il va s’user plus vite (pensez à la batterie qui est bien davantage sollicitée) et surtout vous augmentez sensiblement les risques de vous le faire voler. Par ailleurs, l’envoi de ces photos sur internet a un coût, même, et surtout, si cela vous a poussé à prendre une formule illimitée.