Ces accessoires auxquels on ne pense pas

Ben oui, la passion de la photo ça coûte cher… mais, toutefois, moins que la passion des voitures ou des chevaux de course  .

Pourtant, il ne faut pas croire que le meilleur des équipements ne comprend que des accessoires hors de prix et qu’ils seront d’autant plus chers, qu’ils feront de vous un professionnel.

Grave erreur : le professionnel n’hésite pas à bricoler et tous les moyens sont bons pour aider à faire de meilleures images et les plus efficaces ne sont pas les plus coûteux.

Au palmarès du trois fois rien : les réflecteurs. Le photographe est heureux de disposer d’assez de lumière pour prendre une photo. Hélas, cette lumière n’a pas toujours la bonne intensité, ni surtout la bonne orientation. Ici, intervient le réflecteur.

Parfois, le hasard en met un à votre disposition : une bonne surface lumineuse, idéale pour adoucir votre image, un mur blanc à côté de votre sujet, un ciel nuageux qui diffuse une douce lumière. L’idéal pour réaliser un beau portrait  plein de douceur. Hélas, on n’a pas forcément cela sous la main.

Un accessoire simple : le réflecteur plan. En intérieur, on l’a vu, un mur blanc suffit, mais on peut très bien utiliser une plaque de polystyrène blanc (récupération de matériel d’emballage ou bien d’isolation), légère et facile à placer. Mieux : on pourra aussi l’utiliser à l’extérieur. Petite amélioration : une couche de papier alu, préalablement froissé, puis défroissé, permettra à votre dispositif de renvoyer une plus grande quantité de lumière. Placez le d’un côté de votre plaque et vous disposerez d’un réflecteur double-effet, au choix.

Mais le réflecteur n’est pas tout, encore faut-il le mettre en place. Pour cela, il faut également un peu de matériel : des pinces de toutes sortes (pinces à linge, pinces à dessin), et, comme supports, des tiges diverses, voire un pied photo, celui (trop) léger dont vous avez fait l’acquisition un peu rapidement et qui, inutile sur le terrain, dort dans un placard.

D’une efficacité complémentaire aux réflecteurs, on va trouver les caches : ceux-ci sont destinés à intercepter la lumière parasite et donc les reflets. Ils fonctionnement comme la visière d’une casquette.

Il est facile de faire des caches dans un carton noir, le plus délicat est de les disposer précisément à la bonne place dans le champ. Ici, il est difficile d’improviser et le recours à des supports spéciaux s’impose. A défaut, on peut reconvertir un pied de lampe de bureau orientable.

Dernier accessoire, pour l’amateur de natures mortes ou de portraits : le fond. Il vous permet de cacher un arrière plan peu propice à ce type de photo.

Si le sujet est de petite taille, c’est tout bon : une feuille de carton, une portion de mur vide, un tissu bien choisi dressé pour l’occasion.

Par contre, il est plus difficile de réaliser des fonds de plus grandes dimensions. Bien entendu, il existe des matériels dédiés permettant de dresser de grandes surfaces de papier de couleur, mais on peut toujours improviser… l’écran de projection que vous utilisiez pour vos soirées diapositives offre une belle surface que l’on peut dresser n’importe où. A vous d’y accrocher quelque matériau bien choisi pour varier les décors. N’oubliez pas surtout que c’est l’éclairage qui fait le décor : dans l’ombre tous les décors sont gris, voire même noirs. Il est aussi possible d’utiliser des lumières colorées pour varier les effets.

Voilà pour l’environnement de prise de vue, mais, pour le portraitiste il y a une infinité d’accessoires à mettre à la disposition du sujet : jouets pour les enfants, chapeaux, foulards, livres etc. pour les autres.

En un mot, pour conclure : ne croyez pas que la pratique de la photo ne demande que des accessoires issus de la haute technologie, dans la sacoche du pro il y a aussi des bouts de ficelle, du carton, des pinces et des rouleaux d’adhésif !

exemple : une boîte à lumière maison, on découpe des “fenêtres” dans un carton et on les referme avec du papier calque